Article écrit en collaboration avec le site Mes Geeks et Moi. Article que vous pouvez également retrouver sur leur blog.
Capture et test sur PS5 « classique »Jeu achetée avec mes deniers personnels.
Avant de commencer, j’ai envie de pousser un petit coup de gueule :
Fin décembre 2024, la couverture en fibre optique en France atteignait 91 % avec mon département (28) affichant un taux supérieur à 96 %. Pourtant, je ne suis toujours pas éligible à cette putain de fibre alors que toutes les baraques à côté de chez moi sont raccordées depuis 2021.
Mais pour en rajouter une couche, Star Wars Fallen Survivor nécessite une mise à jour de plus de 150 Go. Avec ma connexion de merde, j’ai attendu plus de 45h entre l’installation et la mise à jour. J’étais tellement sur les nerfs que la galette a failli finir en effaroucheur à oiseaux. J’étais à 2 doigts de couper l’installation et de passer à autre chose tellement j’en avais marre.
Pour ceux qui disent de laisser sa console en mode repos : NON, je ne sais pas pourquoi, malgré les paramètres correctement installés, cela ne fonctionne pas chez moi et laisser un appareil électrique allumé sans surveillance, c’est rédhibitoire.
En 2026, il est inacceptable d’acheter un jeu en version physique et de passer plus de temps à le télécharger qu’à y jouer !, surtout lorsqu’aucune indication ne mentionne une connexion impérative pour installer le jeu.
Donc messieurs les éditeurs et distributeurs de JV, vendez vos jeux pour qu’ils soient jouables à l’achat et non 2/3 semaines plus tard ! Je ne suis pas un cas isolé. Vous voulez privilégier le démat, très bien, c’est votre choix, mais dans ce cas, ne vendez pas d’édition physique à plus de 60€ lors de sa sortie et surtout ne venez pas vous plaindre ensuite que vos jeux ne se vendent pas. CONNARD ! Le prochain jeu à me faire cette crasse finira en frisbee de luxe.
Bon retournons a nos moutons.
Un univers maitrisé :
Survivor est la suite directe à Fallen Order (nom de l’opus précédent) et on incarne toujours le Jedi rouquin le plus célèbre de la galaxie : Cal Kestis.
Si son visage vous semble familier, c’est parce que les traits de notre héros sont ceux de Cameron Monaghan, connu notamment pour son rôle de Chad dans la série Malcolm in the Middle. Qui aurait cru que l’enfant le plus dérangé de la classe de Dewey pouvait aussi maîtriser la Force ?
Bref, retournons à notre Galaxy lointaine, très lointaine…, l’histoire se déroule 5 ans après qu’il ait détruit l’Holocron Jedi afin de protéger les enfants sensibles à la Force de l’Empire. Cal mène toujours sa guerre contre l’Empire à l’aide de missions de guérilla et autres escarmouches. Cependant, malgré tous ces efforts et ceux de ses amis résistants, l’Empire ne fait que renforcer son influence à travers la galaxie, laissant un lit de mort sur son passage pour quiconque se trouve sur son chemin.
C’est d’ailleurs sur une de ces missions en guise de tuto que le jeu commence, on y retrouve un Cal plus adulte, fini le duvet juvénile et les traits de l’innocence, le Padawan a pris du galon et… de la barbe. Après un dernier combat et une fuite à la hâte avec un vaisseau qui finit gravement endommagé, notre héros fait une halte sur la planète Koboh où est caché Greez, l’ancien capitaine du vaisseau et fidèle acolyte de Cal.
En cherchant de quoi réparer le Mantis, Cal tombe sur un ancien sanctuaire Jedi et un vieux droïde qui appartenait à une Jedi de l’ancienne République. Elle étudiait un passage appelé l’Abysse de Koboh, qui permettrait d’atteindre une planète appelée Tanalorr qui pourrait servir de refuge à toutes les personnes pourchassées par l’Empire.
Voilà le point de départ d’une aventure qui vous tiendra en haleine plusieurs dizaines d’heures. Entre rencontres, cliffhangers et trahisons, l’histoire est clairement un gros point fort du jeu. C’est simple, on ne s’ennuie jamais, l’intérêt est constamment renouvelé par la découverte de nouvelles zones. Il est également possible de réaliser des missions annexes en parallèle de l’aventure principale donnée par des PNJ qui sont comme notre personnage, c’est-à-dire en galère face à l’Empire ou à des pillards armés jusqu’aux dents.
L’univers de Star Wars est très bien représenté avec un bestiaire des plus complets. On retrouve toujours les traditionnels Stormtroopers en tout genre mais également des pillards, les droïdes de combat de l’Empire séparatiste et autres faunes des plus hostiles. Ce qui est génial, c’est que tout se tient et est fidèle au lore imaginé par G. Lucas. Les droïdes B1 sont bêtes à manger du foin et tomber sur leur conversation au détour d’un couloir, et d’un comique comme dans la première trilogie ou la saga « The Clone Wars ».
La VF est un sans faute, voix, intensité, justesse, tout est parfait.
Après l’ensemble des bouses subies ces dernières années depuis le rachat de la franchise par Disney, ça fait du bien de voir l’œuvre de G. Lucas correctement utilisée.
Métroid-vania assumé et gameplay soigné :
La chose qui m’a le plus frappé lors de ma partie, c’est à quel point le level design des niveaux est maitrisé. Tout se regroupe avec des embranchements, des raccourcis, des changements d’environnement variés, mais le plus impressionnant c’est que tout se tient et tout est cohérent. On est parfois perdu mais au final « le tout » est logique, ce qui donne des environnements superbement agréables à parcourir. On visite peut-être moins de planètes que sur le premier opus, mais celles qu’on visite ont un terrain de jeu juste ÉNORME. On peut faire le jeu en ligne droite, mais notre curiosité nous attire toujours à visiter la map en profondeur et on est récompensé pour cela.
Il n’est pas rare de retourner 2/3/4 fois dans la même zone pour être sûr d’avoir tout visité. On est parfois à la limite du jeu à Patounes tellement il y a de collectibles à ramasser. Chaque item étant un objet de personnalisation (allant de la coupe de cheveux au composant de sabre laser) ou d’optimisations comme des emplacements de stims ou des « points de force ». Il est possible d’optimiser notre héros à notre image et à notre façon de jouer.
Au fur et à mesure de notre progression, on débloque de nouvelles capacités pour notre Jedi mais aussi pour notre héros mécanique qui n’est plus là uniquement pour nous soigner. Notre héros pourra aussi maitriser plus de pouvoirs de la Force, maitriser différentes postures de combats. Tout est fait pour qu’on prenne plaisir à garder la manette et nous pousse à l’exploration.
Je ne dis pas que tout est parfait, on aura quelques fois des petits problèmes à gérer, nos sauts qui sont parfois millimétrés, mais ils sont rares et l’échec n’est pas signe de game over.
Jedi Fallen Order était extrêmement punitif, se rapprochant plus d’un Bloodborne de l’espace. Ici la difficulté est nettement plus maitrisée. J’avais peur de revivre ma frustration subie lors du dernier opus avec des combats expéditifs à la moindre erreur. Ce n’est clairement plus le cas, les affrontements sont plus agréables. Il y a toujours des problèmes de suivi de caméra en cas d’ennemis multiples à l’écran et on peut prendre des coups dans le dos sans les anticiper, mais c’est inhérent à tous les third-person shooters.
Conclusion :
44h c’est le temps qu’il m’a fallu pour parvenir au bout de l’aventure. – soit autant qu’il m’en a fallu pour le télécharger- Mais la première vertu d’un Jedi n’est-elle pas la patience? J’aurais étais bête de lâcher l’affaire car après Fallen Order, Jedi Survivor confirme que cette saga est l’une des meilleures interprétations de l’univers Star Wars depuis des années. (Enfin pour moi)
Ce deuxième opus est une pure réussite. Histoire, gameplay, personnages, il surclasse en tout point le précédent jeu. J’ai adorée retrouvé Cal, Merrin, Cere et Greez et savoir ce qu’il était advenu de leur combat contre l’empire.
Si vous avez jouer et aimer Fallen Order , Survivor est fait pour vous. Si vous (re)chercher un bon jeu d’aventure, Survivor est également pour vous.
Honnêtement, VIVEMENT LE 3.







