Article écrit en collaboration avec le site Mes Geeks et Moi. Article que vous pouvez également retrouver sur leur blog.
Capture et test sur PS5 « classique ». Code jeu fourni par l’éditeur.
Un monument du cinéma:
Je ne pourrai pas parler de Starship Troopers Ultimate Bug War sans vous parler de l’affect que j’ai pour le film. Je me souviens encore de mon premier contact avec le chef-d’œuvre de Paul Verhoeven. C’était lors d’une sortie cinéma pour aller voir la suite de Jurassic Park. La salle plonge dans le noir et le trailer se lance et là LA CLAQUE. Des nuées d’araignées géantes, des flingues gigantesques, une musique qui sort des 4 murs, sa gueule, sa mitraille dans tous les sens. 2 minutes où j’en prends plein la gueule, du haut de mes bientôt 12 piges, j’avais des étoiles dans les yeux et compris que ce film serait un chef-d’œuvre du cinéma.
Malheureusement, je n’ai pas pu le voir au cinéma (HELAS :’( ) Cependant, mes parents avaient TPS, le film était bien mis en avant sur leur plateforme de VOD et lors d’un weekend et d’une location de 30 francs plus tard, j’ai pu le regarder avec mes parents dans le canapé familial pile le jour de sa sortie en VHS. Et là, deuxième effet Kiss Cool : Denise Richards. Je suis tombé fou amoureux de son joli minois, de son petit nez en pointe. Son sourire me faisait littéralement fondre. Mon crush d’adolescence absolu (bien avant Sexcrimes et la scène avec Neve Campbell.) Comme disait un certain Garth Algar : Schwing !.
Bref, j’adore ce film, son ambiance, ses scènes d’action (et pas celle de la douche, petits coquins), le jeu d’acteur à la limite de la parodie (par moment), ses effets spéciaux qui mettent encore des claquades aujourd’hui.
La franchise : entre pépites et désillusions:
Peu de temps après le film, une série animée a vu le jour, nommée Roughnecks: Starship Troopers Chronicles. Elle était diffusée sur TPS, du moins c’est sur ce canal que je l’ai vue. Cette série qui était une prouesse à l’époque a très TRES mal vieilli. Concernant les suites « officielles », elles sont aussi oubliables que Les Bronzés 3. Seul le film d’animation de 2017 mérite qu’on y jette un œil. Dommage car on aurait pu voir naître une des meilleures franchises de SF.
La malédiction des jeux à licence ? :
Avec un contenu aussi fourni, on aurait pu s’attendre à une pléthore de jeux officiels ou fortement inspirés de la chasse aux bestioles géantes ; hééééé ben non et c’est plutôt étonnant. Pire, les premiers jeux sortis étaient… oubliables.
Bien qu’il ne porte pas le nom « Starship Troppers », Armorines, sorti sur N64, est le premier jeu qui me vient en tête lorsqu’il s’agit de trucider des insectes sur console, mais est généralement comparé à un Turok 2 du pauvre. (En même temps, les 2 jeux étaient édités par Acclaim, on peut se poser la question du recyclage d’assets.)
Le STR de 2000 (Starship Troopers : Terran Ascendancy) pêche par des angles de caméra et une interface malheureuse.
Le FPS de 2005 (Starship Troopers) a fait l’effet d’un pétard mouillé et s’est fait descendre par la presse et les joueurs pour son IA aux fraises, des bugs à foison et sa répétitivité extrême.
Starship Troopers : Extermination depuis 2023 est un jeu uniquement multijoueur en ligne.
Bref, ce n’était pas fifou pour ceux qui voulaient vidéoludiquement retrouver l’ambiance du film manette en main. Auroch Digital a-t-il réussi à lever la malédiction des jeux franchisés concernant Starship Troopers ?
Starship Troopers en 2026:
Le titre d’Auroch Digital caresse les fans du film dans le sens du poil. Il surfe également sur la mode du néo-rétro avec des graphismes 3D façon 32/64 bits du plus bel effet. Honnêtement retrouver un bon « boomer shooter » (ou retro-FPS) où chaque dégât encaissé ne disparaît pas comme par magie au bout de quelques secondes mais oblige le joueur à trouver ce qu’il faut pour se soigner, j’ignore pour vous mais pour moi, ben ça fait du bien dans le paysage vidéoludique. Cela oblige le joueur à esquiver, à trouver des solutions plutôt que de jouer les planqués avant de repartir avec la fleur au Morita. Qui n’en a pas chié à finir un niveau de DOOM, Quake ou Duke Nukem avec une santé à 5 % ne peut pas comprendre cette sensation de marcher sur un fil avec la peur de croiser un ennemi au détour du couloir d’en face. Mais les développeurs n’ont pas été vaches, des checkpoints sont présents dès qu’on arrive à proximité des objectifs de missions et il nous est possible de sauvegarder n’importe quand. (OUF !)
Une des choses qui m’a également impressionné, c’est la fluidité du titre. Pas de temps de chargement, et ce dès le lancement du titre dans le menu PlayStation. En moins de 20 s, vous vous retrouvez en plein cœur de l’action, que c’est agréable. Information importante, Le jeu est uniquement solo.. Pas de multi en ligne (tant mieux, je n’aime pas les gens) mais pas de multi local non plus. Ce qui veut dire qu’il vous sera impossible de partager l’expérience avec un pote assis dans le même canapé que vous. Dommage
« Voulez-vous en savoir plus ? »:
Concernant le « scénario », il ne casse pas trois pattes à une araignée (pardon…). On incarne un fantassin de la Fédération dans une simulation retraçant les différents faits d’armes du Major Samantha « Sammy » Dietz afin d’obtenir sa citoyenneté (à ce que j’ai compris). On fait sa connaissance via des cinématiques en FMV où elle est accompagnée par Casper Van Dien, qui reprend son rôle (désormais iconique) du Colonel Johnny Rico. Ces vidéos sont de véritables pépites, reprenant trait pour trait le ton parodique et cynique des spots de propagande du film.
La campagne principale comporte 7 missions (plus un tutoriel) s’inspirant fortement des lieux cultes du long-métrage de Paul Verhoeven. On retrouve donc la fameuse planète Klendathu, Zegema Beach, Buenos Aires ou encore la planète P.
« C'est une bonne journée pour mourir ! »
Guerrier, Archer, Cuirassé, Centurion, Cricket ou encore le fameux Cerveau… l’ensemble du bestiaire iconique est présent et il ne vous fera aucun cadeau. Comme je le disais plus haut, nous sommes face à un FPS à l’ancienne, ce qui veut dire que vous allez en chier !
Les ennemis vous attaqueront en masse et ne vous laisseront que très peu de moments de répit. La sensation de se faire déborder est constante et la panique n’est jamais loin. Cependant, un détail est particulièrement grisant : le fait d’être littéralement aspergé de sang de bug lorsqu’on les zigouille à bout portant. Cela procure une sensation de puissance immédiate et renforce ce côté « sale » et brutal qu’on aimait tant dans le film.
Pour transformer cette bande d’insectes en bouillon de culture, on a l’embarras du choix. On commence par le classique Morita, capable de transformer n’importe quoi en passoire. Sa version « Hawkeye », équipée d’une lunette de précision, s’avère aussi utile que le « H » d’Hawaï.
Bien sûr, un FPS sans fusil à pompe ne serait pas un bon FPS : celui-ci est un classique, mais d’une efficacité redoutable pour transformer les bestioles en purée et repeindre notre bidasse en vert fluo. On a également droit au fusil à impulsion et à une mitrailleuse avec un chargeur étendu.
Notre inventaire nous permet de porter deux armes au choix, que l’on peut échanger au gré des largages ou des caisses de ravitaillement trouvées sur le champ de bataille. Enfin, le jeu nous gratifie d’armes lourdes à usage unique (que l’on lâche une fois vides) comme le redoutable fusil antimatériel Morita XXX (l’équivalent d’un BMG .50), qui terrasse n’importe quel ennemi en un clin d’œil, la mitrailleuse lourde sur trépied ou le lance-flammes. Mais la palme revient sans conteste au mythique lance-roquettes à projectiles nucléaires. Kaboum !
Il nous sera également possible d’avoir du soutien aérien afin d’avoir des munitions complémentaires et des attaques de zones. Les seuls bons parasites sont les parasites morts !.
Klendathu contre-attaque :
Chaque mission réussie côté humain nous donne la possibilité de la refaire côté Bug. Ce mode de jeu n’est pas sans me rappeler Jurassic Park sur Megadrive où l’on pouvait jouer le Vélociraptor.
Ici, on incarnera un Bug assassin où le but est de terrasser le moindre humain qui ose se présenter devant nous et de détruire la moindre infrastructure de la Fédération. Pour cela notre insecte pourra utiliser ses mandibules, cracher du feu comme les cuirassés ou voler à travers la map pour atteindre plus rapidement les différents objectifs.
Il sera possible de s’appuyer sur les différents Nids Arachnides pour regagner de la vie et avoir du renfort complémentaire pour attaquer les différents baraquements.
Bilan : Une victoire pour la Fédération ?
Honnêtement, je ne m’attendais à rien connaissant l’historique de la franchise, mais je n’ai pas été déçu. Le jeu est plaisant à parcourir, nerveux, fun, retrouver Johnny Rico en chair et en os fait vraiment plaisir.
Cependant, tout n’est pas rose au pays des Arachnides. Les objectifs de missions sont assez répétitifs : on va d’un point A à un point B pour nettoyer ou tenir une zone. Un peu plus de variété, comme des missions de sauvetage ou d’escorte de convois, aurait été un vrai plus. Comptez environ 30 à 40 minutes pour boucler une mission (selon votre skill et le nombre de morts), ce qui est honnête, mais 7 missions pour la campagne humaine, c’est trop peu.
Les missions « Bugs » souffrent du même défaut de répétitivité. C’est mon avis personnel, mais j’ai l’impression que ce mode a été rajouté au chausse-pied pour compenser la brièveté de la campagne humaine. J’aurais d’ailleurs adoré incarner un Guerrier ou un Cuirassé imposant plutôt qu’un insecte furtif. En l’état, même si ce mode est une alternative sympathique (rappelant les bonnes heures de Jurassic Park sur Megadrive), on en fait trop vite le tour. »











