Salut les ami(e)s gamers / gameuses,
J’ai été relativement discret ces dernières semaines sur les réseaux ainsi que dans l’écriture de mes articles pour une raison simple : j’ai le blues du gamer et la manette en berne.
Le jeu vidéo m’accompagne depuis ma plus tendre jeunesse : j’ai fini le premier Sonic et le premier Streets of Rage avant de savoir lire et compter. J’ai grandi avec ce média. En plus de 30 ans, il m’a fait vivre des aventures extraordinaires, est parvenu à me faire passer des rires aux larmes en quelques minutes, et m’a fait découvrir moult pépites auditives au fil de mes pérégrinations vidéoludiques.
Mais depuis la huitième génération de consoles (PS4/Xbox One), la flamme qui m’animait s’estompe peu à peu, et je crois que les « bonnes nouvelles » annoncées par Sony le 1ᵉʳ juillet de cette année m’ont donné le coup de grâce.
Les patchs Day 1, les DLC annoncés avant même la sortie des jeux, les cosmétiques payants, la connexion internet obligatoire, les éditions collectors vendues un rein SANS LE JEU (coucou EA avec Battlefield 1 Exclusive Collector’s Edition ou encore Mass Effect Andromeda — et ne rigole pas, Capcom, car avec Resident Evil 7, c’était le même combat !)… Ajoutez à cela les remakes à profusion, les scalpeurs, et sans refaire le débat « jeu physique vs jeu dématérialisé » (chacun voit midi à sa porte et consomme comme il le souhaite)…
Moi qui ai connu l’émancipation du jeu vidéo au tournant des années 2000 (à l’époque où l’industrie du cinéma était la première industrie du divertissement au monde), je ne reconnais plus l’industrie actuelle et je n’arrive plus à me retrouver en tant que joueur. Il y a encore quelques sursis, mais pour combien de temps ?
Il n’y a pas si longtemps, acheter un jeu était un mini-événement. Les développeurs comme les constructeurs n’hésitaient pas à mettre le paquet à coups d’exclusivités pour nous en mettre plein les yeux. Je bavais littéralement devant les clips de feu GameOne au début des années 2000.
Aujourd’hui, je me sens blasé, vide, indifférent. Suis-je le seul à ressentir cela ? L’avenir du jeu vidéo se trouve-t-il finalement sur la scène indépendante ou du retrogaming ?
Dans l’attente de vos retours amis gameurs, je ne vous souhaite que le meilleur.
